Les trois techniques principales
Le doublage collé
Des panneaux associant isolant et plaque de plâtre sont collés directement sur le mur. C'est rapide et économique, mais réservé aux murs sains, plans et secs.
La contre-cloison sur ossature
Une ossature métallique supporte l'isolant (laine minérale ou biosourcée), une membrane pare-vapeur et une plaque de plâtre. Elle rattrape les défauts du mur et laisse passer les gaines électriques.
Les enduits et isolants perspirants
Sur les murs anciens en pierre, pisé ou brique pleine, on privilégie des matériaux qui laissent migrer la vapeur d'eau : chaux-chanvre, fibre de bois, liège. Cela évite d'enfermer l'humidité dans la maçonnerie.
Performance visée et perte de surface
Visez R ≥ 3,7 m².K/W, soit 12 à 14 cm d'isolant en laine minérale, ossature et plaque en plus. Sur une pièce de 4 × 4 m dont deux murs donnent sur l'extérieur, cela représente environ 1 m² de surface perdue. Le choix se fait donc pièce par pièce.
Les points de vigilance
- Ponts thermiques aux jonctions avec les planchers et les refends : une isolation intérieure ne les supprime pas totalement.
- Humidité : traiter les remontées capillaires avant d'isoler. Ne jamais fermer un mur humide.
- Réseaux : prises, radiateurs et menuiseries sont à déposer puis à reposer.
- Ventilation à vérifier ou installer (VMC).
Aides financières
Les montants et conditions des aides (MaPrimeRénov', primes CEE, éco-PTZ, TVA réduite) évoluent chaque année. Ils sont vérifiés au moment de votre étude, et vous pouvez les contrôler vous-même sur le site officiel france-renov.gouv.fr.